L'avis de Michèle G.

Michèle G., psychotérapeute et écrivain (et vice-versa) m'adresse sa critique de mon nouvel ouvrage. Je suis très touché par ses mots - un joli texte qui m'a fait infiniment plaisir. Alors je le publie. Et l'en remercie.

Barbra Streisand. Christophe Mirambeau.Flammarion, 2007. L'histoire du  petit "a".  

Un jour le "a" du prénom a glissé. Comme l'eau entre les doigts. Il était l'enfance, la tendresse, l'étonnement et Barbara est devenu Barbra. Dure, en colère. Une colère sans éclat de voix, contenue. Celle qui donne ce courage, cette obsession à bien faire pour aller tout en haut.Tu pourrais chanter une balade ? Si je peux chanter une balade ! Comment peut-on lui poser une telle question ? C'est ainsi que ça commence, nous dit Christophe Mirambeau. Elle est mal accoutrée, elle a l'accent de Brooklyn. Elle va chanter, elle va vendre des millions de disques. Elle est en or, « tout simplement star ». Elle sait tout faire. L'auteur nous donne l'impressionnant palmarès de la Dame, et bien plus. Sans insister, d'une plume vive, il retient les jolis détails indispensables qui font d'une biographie... un roman ou une vie.Voyez Barbra, ses deux sacs de course dans chaque main, remontant la sixième avenue, cliquetant de tous ses volumineux bijoux. Barbra amoureuse, engagée, mère, féministe... Lisez page 395, le 9 octobre 2006, la star se fait attendre comme toujours parce qu'elle a peur, comme toujours. On a payé la place 700 dollars. On attend. Hello New York ! Elle est là.L'auteur nous laisse deviner si derrière le rideau, la mère de Barbra, enfin fière du talent de sa petite-fille va murmurer quelques bravos et nous rendre enfin Barbara. Christophe Mirambeau le fait très bien. Applaudissements.